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Coronavirus: le secteur minier quasi à l'arrêt en RDC

Une mine d'or à Kibali, au nord de la RDC. REUTERS/Pete Jones
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le secteur minier, premier pourvoyeur de l’économie nationale, connaît un ralentissement de ses activités. Certaines entreprises ont vu leur production réduite, d’autres ont tout simplement suspendu les activités et mis en congé technique des centaines des travailleurs.

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Avec notre correspondante à Kinshasa, Denise Maheho

L’impact négatif du coronavirus se fait déjà sentir dans le secteur minier de la RDC, assure le vice-président de la Chambre des mines dans l’ex-région du Katanga. C’est notamment la conséquence du ralentissement de l’économie chinoise, comme l’explique John Kanyoni, vice-président la Chambre des mines à Lubumbashi. « Si je dois considérer l’ex-Katanga, les grands capitaux aujourd’hui sont essentiellement chinois, rappelle-t-il. Le ralentissement de l’économie en Chine a eu un impact sur notre secteur. Et malheureusement, nous avons connu ces derniers mois une chute drastique des prix des matières premières, nous avons aussi connu un ralentissement en termes d’investissement potentiels. »

Le ministère des Mines craint une baisse de la production en 2020 avec un impact négatif sur les recettes minières. À ce jour, une entreprise comme Mutanda Mining, filiale de Glencore, est à l’arrêt et connaît un retard d’approvisionnement du matériel pour la construction de sa nouvelle usine d’acide. De leur côté, Sicomines, Kamoa Copper et d’autres, ont mis leurs mines de cuivre et de cobalt en quarantaine, indique le rapport de NRG Institute du 30 avril dernier.

Conséquences sociales

D’autres conséquences d’ordre social sont enregistrées, note aussi Freddy Kasongo, de l’Observatoire d'études et d'appui a la responsabilite sociale et environnementale (OARSE), œuvrant dans le secteur minier. « Sur le terrain, il est constaté la réduction de la chaîne de production de certaines entreprises avec des conséquences sociales, notamment la réduction des emplois directs et indirects et le ralentissement des économies informelles qui se développent autour des mines », analyse-t-il.

Pour l’heure, les statistiques d’emplois supprimés ne sont pas disponibles. Mais pour éviter que le secteur minier ne sombre davantage, les exploitants miniers réclament du gouvernement congolais des allégements fiscaux.