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Cuba: les internautes craignent une censure de plus grande ampleur sur l’île

Depuis plusieurs jours, les Cubains n’ont plus accès à l’application Telegram, un réseau social parmi les plus sécurisés, et les VPN ont également été bloqués (image d'illustration). AFP Photos/Yamil Lage
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Depuis plusieurs jours, les Cubains n’ont plus accès à l’application Telegram, un réseau social parmi les plus sécurisés, et les VPN (les réseaux virtuels privés) ont également été bloqués. L’usage de ces outils permettait jusqu’à présent de contourner la censure sur le web cubain, mais s’en est désormais fini. Les internautes à Cuba craignent des blocages et une censure de plus grande ampleur sur l’île.

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Avec notre correspondante à La Havane, Domitille Piron

« Va-t-on carrément nous enlever internet maintenant ? » s’interroge un jeune militant de l’opposition cubaine sur Facebook, après le blocage de Telegram et des VPN.

Le réseau social Telegram est l’un des plus utilisés à Cuba avec Whatsapp, mais il est plus sécurisé et permettait jusqu’à présent de télécharger des contenus inaccessibles sur d’autres plateformes depuis l’île et servait également de relai à la presse indépendante.

« Le problème ne vient pas de nous », a réagi l’entreprise Telegram. « Et nous espérons que le responsable de ce blocage puisse rapidement donner une solution. »

« Votre serveur VPN ne répond plus », voilà donc un autre blocage qui s’affiche désormais lorsque l’on connecte son réseau virtuel privé pour contourner la censure. Pour les internautes, ça ne fait pas de doute, le responsable de ce tour de vis sur internet c’est Etecsa, la seule entreprise des télécommunications cubaines.

« Problème technique », répond l’entreprise d’Etat. Mais voilà, depuis plusieurs semaines également le gouvernement hausse le ton contre les critiques et moqueries à son encontre sur les réseaux sociaux. Cuba est l’un des pays les plus déconnectés au monde et où l’accès à internet reste à des prix prohibitifs.