A la Une: attentat contre Jair Bolsonaro, candidat à la présidentielle au Brésil

Le candidat à l'élection présidentielle Jair Bolsanaro a été transféré à l'hopital après son agression au couteau, le 7 septembre 2018.
© REUTERS/Paulo Whitaker

Les journaux brésiliens tirent en effet la sonnette d’alarme : « L’attaque contre Bolsonaro a infligé une nouvelle blessure au Brésil », s’inquiète Gazeta Online pour qui « les divergences politiques ne peuvent être résolues par la violence. Un tel acte exécrable est préjudiciable à la santé de notre démocratie et demande des mesures rigoureuses ».

C’est pourquoi O Globo se félicite de la condamnation unanime de la part de la classe politique brésilienne. « Un premier pas pour que le Brésil ne retombe pas dans l’obscurantisme politique ». Mais force est de constater, écrit le journal « qu’un climat de confrontation et d’intolérance s’était déjà emparé de la campagne électorale avant l’attentat d’hier. Maintenant, les candidats doivent s’engager publiquement à donner à cette bataille un cadre civilisé, dans le respect de l’autre et des divergences ».

De son côté Folha de Sao Paolo s’interroge sur l’identité de l’auteur de l’attaque et sur ses motivations. « D’après les informations dont nous disposons jusqu’à présent il s’agit d’un déséquilibré ». Le journal réclame que toute la lumière soit faite sur l’identité de cet homme. « L’ambiance politique actuelle au Brésil est déjà suffisamment teintée d’irrationalité et d’intolérance. Et il ne faudrait surtout pas que cette attaque contre Jair Bolsonaro vienne alimenter de nouvelles ondes de paranoïa politique parmi ses sympathisants les plus radicaux ».

Nicaragua l’opposition appelle à une grève générale de 24 h

Cette mobilisation, baptisée « grève pour la paix au Nicaragua » concerne le secteur privé. Elle a été lancée à l’appel de l’Alliance civique pour la justice et la démocratie, qui regroupe étudiants, entreprises, organisations de la société civile et syndicats », explique El Nuevo Diario. Depuis la mi-avril, plus de 300 personnes ont été tuées et plus de 2 000 autres blessées dans la répression sanglante des manifestations contre le président Daniel Ortega.

« La population continue à s’organiser et à se mobiliser afin d’obtenir un changement. Pour que les assassins soient jugés et les prisonniers politiques libérés », Anna Margarita Vigil, ancienne présidente du Mouvement de rénovation sandiniste et opposante du régime, explique le mot d’ordre de cette grève. « Nous voulons des élections anticipées pour l’émergence d’un gouvernement qui représente réellement les intérêts du pays. Nous demandons la reprise du dialogue national afin de trouver une issue négociée à la crise ».

A en croire le quotidien La Prensa, ces revendications de l’opposition sont partagées par une large partie de la population. Dans un sondage réalisé le 1er septembre, 8 Nicaraguayens sur 10 se disent favorables à la tenue d’élections anticipées. Selon le directeur de l’institut qui a mené ce sondage, « le résultat de cette enquête d’opinion démontre que l’immense majorité de la population souhaite le départ de Daniel Ortega afin d’en finir avec un régime qui n’offre aucune garantie, ni même ce droit fondamental qui est la vie ».

Haïti n’a toujours pas de nouveau gouvernement

Le dernier gouvernement a dû démissionner après les émeutes qui ont éclaté les 6,7 et 8 juillet en raison de l’annonce par le gouvernement d’une hausse des prix du carburant. Deux mois après ces violences, « la crise socio-politique perdure », constate amèrement Alterpresse. En raison de la dépréciation de la Gourde, la monnaie nationale haïtienne, les ménages ne peuvent plus joindre les deux bouts, beaucoup d’enfants n’ont pas pu faire leur rentrée faute de moyens pour payer leur scolarité. « Les autorités minimisent-elles les risques d’autres émeutes en Haïti en cas d’aggravation de la situation sociale ? », s’interroge l’agence en ligne.

Dans ce contexte tendu, quelle sera la marge de manœuvre du Premier ministre désigné, Jean Henry Céant ? Minime, estime AyiboPost. « Car en Haïti », explique le site d’information, « un Premier ministre n’est que l’émanation du président. Depuis les trente dernières années, cette fonction étatique n’est qu’un fusible politique coiffant un gouvernement guidé par les simples désirs du Chef de l’État ». Par conséquent, « le vrai virage politique pour définir de nouveaux objectifs réalistes sans les myriades de promesses mirobolantes ne peut être pris que par le président lui-même ». Et AyiboPost de conclure : « Si le président Jovenel Moïse tient à sauver le reste de son mandat il se doit d’investir intensivement dans la production nationale et l’agroalimentaire » avec comme « objectif la création massive d’emplois pour une population affamée, aux abois, désespérée et pessimiste ».

Colombie : le gouvernement continuera-t-il pourparlers avec l’ELN ?

Le gouvernement colombien doit décider aujourd’hui s’il poursuit ou non le dialogue avec l’ELN, la dernière guérilla du pays. « L’avenir de ces pourparlers de paix dépend désormais de la libération des otages », annonce El Tiempo. « Au total, 13 personnes sont toujours retenues par la guérilla. Si l’ELN libère ce vendredi six d’entre eux qui se trouvent, selon les informations des autorités, dans le département du Choco, Bogota pourrait donner son feu vert à la poursuite des négociations ».

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