Vladimir Poutine se cherche de nouveaux alliés au sommet Russie-Afrique

Le président russe Vladimir Poutine lors d'une réception organisée à l'occasion du sommet Russie-Afrique à Sotchi le 23 octobre 2019.
© Sputnik/Mikhail Metzel/Kremlin via REUTERS

À Sotchi, une quarantaine de chefs d’État africains sont reçus par Vladimir Poutine pour un sommet dominé mercredi 24 octobre par l’économie. Ce jeudi, les questions politiques et diplomatiques reprennent leurs droits.

Avec notre envoyé spécial à Sotchi,  Daniel Vallot

Dans la matinée, la première séance plénière de ce sommet Russie-Afrique permettra de rentrer dans le vif du sujet. Chacun des 43 dirigeants pourra s’exprimer durant quelques minutes.

Il y aura ensuite, dans l’après-midi, une seconde séance plénière, et enfin une déclaration pour conclure ce sommet et en parallèle toute une série d’entretiens bilatéraux. Vladimir Poutine y rencontrera notamment les dirigeants de l’Algérie du Kenya, de l’Angola, de la Guinée ou encore du Rwanda.

L’objectif sera encore une fois pour Vladimir Poutine de renforcer la présence russe sur le continent. Le président russe a rencontré pas mal de dirigeants africains ces dernières années, mais il s’est rarement rendu en Afrique subsaharienne et uniquement en Afrique du Sud.

Besoin de trouver « de nouveaux amis »

Et si l’on regarde le programme des entretiens bilatéraux, le président russe a pris le parti visiblement de rencontrer les dirigeants de pays dont il est déjà proche, et qui lui servent déjà de points d’appuis sur le continent, à l’instar de l’Égypte ou de l’Algérie.

Vladimir Poutine rencontrera tout de même des dirigeants de pays qui ne sont pas forcément très proches de la Russie. Il veut notamment élargir sa sphère d’influence, et ne plus compter uniquement sur ses relais traditionnels. Il en a d’autant plus besoin qu’il a perdu ses dernières années plusieurs de ses alliés les plus fidèles, à l’instar d’Omar el-Béchir au Soudan, ou d’Abdelaziz Bouteflika en Algérie.

►À écouter aussi : Au sommet de Sotchi, Madagascar attend « un nouveau départ » avec la Russie

La Russie s’inquiète aussi du départ à la retraite de la dernière génération de dirigeants africains formés à l’époque soviétique, et qui avaient de ce fait tissé des liens très importants avec Moscou. En bref, Vladimir Poutine cherche à se faire « de nouveaux amis » sur le continent. C’est l’un des objectifs majeurs de ce sommet Russie-Afrique pour le président russe.

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