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Syrie: au moins 40 chefs jihadistes tués par une frappe américaine près d’Idleb

Une rue d'Idleb, le 1er août 2019 (Image d'illustration). Omar HAJ KADOUR / AFP

Au moins 40 chefs jihadistes ont été tués samedi 31 août dans des tirs de missiles contre leur réunion, près de la ville d'Idleb dans le nord-ouest de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). L’attaque a été confirmée par le Pentagone, qui a affirmé que ses forces avaient visé « des leaders d'al-Qaïda responsables d'attaques menaçant des citoyens américains ».

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Avec notre correspondant à Beyrouth,  Paul Khalifeh

L’attaque, qui a eu lieu à l’est de la ville d’Idleb, chef-lieu de la province éponyme, est intervenue au premier jour d’une trêve relativement respectée, annoncée par l’armée russe.

Sept puissantes explosions ont été entendues et des colonnes de fumée se sont élevées vers les nuages.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a déclaré que des ambulances se sont rendues sur le site visé dont l’accès a été interdit aux journalistes.

La région prise pour cible est un fief de Hurras al-Dine et d’autres groupes jihadistes qui tournent dans son orbite. Ils y disposent de camps d’entraînement et d’autres infrastructures.

Hurras al-Dine, qui signifie en arabe les « Gardiens de la religion », est né en février 2018 d’une scission de Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l’ex-branche d’al-Qaïda en Syrie.

Le groupe, qui a entraîné dans son sillage d’autres mouvements extrémistes, a été adoubé par le chef d’al-Qaïda Ayman al-Zawahiri. Il compte dans ses rangs des milliers de combattants dont de nombreux Jordaniens et Saoudiens.

Le 30 juin dernier, six commandants de Hurras al-Dine, ont été tués dans une frappe dans la région d'Alep.