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Pétrole: Chevron acquiert Noble, première grande fusion de l’après-coronavirus

Des puits de pétrole au Texas, aux États-Unis. (Image d'illustration) REUTERS/Nick Oxford

C’est la première fusion de taille depuis le début de l’année dans l’industrie pétrolière. Le géant américain Chevron rachète Noble Energy, une compagnie indépendante américaine mise à mal par la crise du Covid-19.

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L’heure des bonnes affaires a sonné pour les compagnies pétrolières américaines les plus solides, telles que Chevron. La major basée en Californie est valorisée à 163 milliards de dollars. Elle a conservé un équilibre financier robuste malgré la crise du Covid-19 qui a fait chuter les prix du pétrole américain en dessous de zéro en avril dernier.

C’est le bon moment pour faire l’acquisition d’une autre société plus fragile, comme Noble Energy. La compagnie indépendante basée à Houston a fait beaucoup de découvertes au cours des vingt dernières années, mais elle est endettée. Chevron la rachète pour 5 milliards de dollars, 13 milliards de dollars si l’on inclut sa dette.

Actifs stratégiques aux États-Unis, en Méditerranée orientale et en Afrique

Chevron augmente ainsi ses réserves dans des zones stratégiques. D’abord le bassin de Denver, dans le Colorado, et le bassin permien au Texas et au Nouveau-Mexique, là où le pétrole de schiste américain est le plus rentable à produire étant donné la géologie, à l’origine du miracle pétrolier américain.

Noble est aussi présente dans le gaz, avec le gisement le plus important de Méditerranée orientale, Leviathan, qui a commencé à produire l’an dernier au large d’Israël. Enfin le géant américain Chevron met la main sur le pétrole et le gaz du bassin de Douala, au large de la Guinée Équatoriale et du Cameroun. Une augmentation de 18% des réserves prouvées de Chevron, pour un prix moyen équivalent à 5 dollars le baril. Une affaire, puisque même déprimé, le baril se vend 40 dollars aujourd’hui.

Revanche après l’échec du rachat d’Anadarko

La major américaine se console ainsi d’avoir manqué le rachat d’Anadarko et de ses actifs de premier plan dans le bassin permien et en Afrique, l’an dernier. Occidental Petroleum l’avait emporté, pour un prix autrement plus élevé, 38 milliards de dollars. Mais le pétrole valait aussi près de deux fois plus cher.